La grande sécheresse.

The-Walking-Dead-Daryl-Dixon-Action-Figure

L’été gosse pour arriver mais la grande sécheresse, elle, est déjà là. La grande sécheresse télévisuelle, that is. J’suis deep de même, tu sais ben.

Pis non. Le hockey c’est pas d’la TV. Not on my watch. Bref, mes programmes sont feunis et avec eux sont partis mes hommes. Pas Monsieur mon mari, là. No-non. Lui y s’en va nulle part. C’est dans le contrat. Mais mes hommes imaginaires. Mes kicks de geek quétaine qui me garrochent généreusement du beau dans les yeux. Pas que ma vie manque de beau (tsé la fille se justifie parce qu’en plus de pas pouvoir aller nulle part, Monsieur mon mari est un peu obligé de lire ce blog) mais reste qu’une fille peut-tu vraiment en avoir trop, du beau? Am I right or am I right?

HighFiveSelf

Parti est mon Jesse Pinkman (je sais, ça fait 9 mois mais j’en reviendrai JAMA, BITCH!), partis pour toujours sont mes Jeff et Troy de Community (à moins d’un film sur Hulu mais KISSÉ QUI POGNE HULU?), parti et peut-être même MOURU est mon Will Graham (Hannibal), parti est mon Adam Scott (et Aziz… j’ai des p’tits feelings pour Aziz… – Parks and Rec), parti est mon Crosby Braverman (Parenthood), parti est le frère à Norman (Bates Motel), pis parti jusqu’en octobre est mon Pookie. À ce stade-ci, je m’ennuie même de Rick, bâtard.

Je fais tellement dur. The drought is taking its toll, genre. Quand on entre chez Toys “R” Us, j’me dirige straight vers les figurines de Walking Dead pis je pointe celle de Daryl en disant à L’Enfant:”Check! C’est ton deuxième père!”, tout en affichant cette face-là:

Blush

J’suis capable d’avoir l’air de ça aussi:

pass-out

Pour UN JOUET. UN JOU-WÂ. J’ai honte mais je m’aime tellement.

So, y’est temps que j’me trouve un hobby. (ou qu’on s’abonne à Nexflix)

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La culpabilité.

famille et freddy

Ma famille au Comiccon d’Ottawa avec L’Enfant habillé en Jason et LE VRAI Freddy, Robert Englund.

On jasait de ça, dernièrement, ma Ninnish et moi, de la maudite culpabilité qui va de pair avec la maternité. C’te jour-là, mon âmie se déclarait coupable de ne pas suivre les recommandations radicales de sa pédiatre qui implore l’infâme “PAS DE TV AVANT DEUX ANS, BAON”. Ma Ninnish me demandait alors combien d’heures d’écran je permettais à Merk-Merk quand il était plus petit. Ce à quoi j’ai dû répondre: “J’ai tu vraiment l’air de quelqu’un qui compte de quoi?”

Coupable? Oh boy! J’suis coupable de tellement d’affaires! Mais la télé fait pas partie de ça. J’veux dire, elle est TOUT LE TEMPS allumée chez nous mais je vis très bien de même. Eille, kudos à ceux et celles qui n’entendent pas la toune de Johnny Test 76 fois par jour dans leur demeure, qui n’ont jamais regardé un marathon de Walking Dead avec leur flot de 3 ans, qui ne citent pas Jesse Pinkman pendant le souper et qui n’offrent pas des cours de culture populaire à leurs enfants, Wikipedia et IMDB à l’appui. C’est juste pas notre réalité à nous.

Je me sens coupable, par contre, quand je perds patience. Quand je squeeze un p’tit bras un brin trop fort en faisant la même face que ma mère faisait pis que je m’étais jurée jamais faire parce que c’est sérieusement ridicule comme face (Allo, maman 😉 ), quand je botche la lecture d’un Monsieur Madame le soir alors que j’ai habitué L’Enfant à mes performances dignes de Meryl Streep (c’est vrai), quand je lui dis que s’il continue à faire ce qu’il fait, genre pas m’écouter ou pas dormir, maman va devenir fatiguée, malade et peut-être même mourir, quand je sacre comme une possédée, quand je lui dis “Attends minute, y faut que je blogue” pis quand la dernière chose qui sort de ma bouche avant qu’il s’endorme est “Si tu parles encore, Maman s’en va pour toujours. Bonne nuit.” Guilty as charged!

But at the end of the day, je sais que tout ce que je fais c’est pour lui, toujours, et que si je compte pas les heures de télé, je compte pas non plus les heures passées à jouer, à se déguiser, à répondre aux même questions, à danser sur la même toune de Daft Punk et à s’aimer.

Faque, coupable? Oui. Mais tsé.