Chronique gratitude #2 (quand Coldplay fait la job pour moi)

dodo char

Quand l’Enfant s’endort dans le char. Attention: pas à n’importe quelle heure là. No-non. Pas en plein de milieu de la journée juste pour fucker tout le reste. J’parle de quand l’Enfant tombe dans un coma profond, le soir, et qu’un transfert vers son lit POUR LA NUIT COMPLÈTE devient possible. PRAISE THE LORD!

J’me retourne à peu près 26 fois, risquant nos vies, pour m’assurer qu’y dort vraiment, que j’hallucine pas. Y fait noir pis le rétroviseur peut jouer des tours. Ses yeux sont tu encore ouverts? J’lui demande tu si y’est réveillé? NON. Faut pas que je lui parle. Faut que j’trouve une toune qui risque pas de l’accrocher… This Year’s Love, David Gray, ça fait la job ça. Si le transfert est un succès, j’aurai pas à lire Monsieur Avare pour la 8 ième fois, cette semaine. C’est une autre nuit sans brossage de dents qui s’ajoute à la collection mais une carie vs ma santé mentale… Faut faire des compromis, mes amis.

Un transfert direct, ça veut aussi dire que je skip l’interminable causerie nocture… que J’ADORE. Don’t get me wrong. Mais des fois, éviter ce qui ressemble à ceci:

Moi– Bonne nuit, mon amour.

L’Enfant– Tu sais maman, j’aime beaucoup le beurre de peanut.

Moi– Cool.

L’Enfant– Mais tu sais, j’aime pas l’autre affaire…

Moi– Ok, cool. Pas grave.

L’Enfant– C’est quoi l’autre affaire que j’aime pas?

Moi– Je sais pas de quoi tu parles. Bonne nuit.

L’Enfant– OUI TU SAIS!!! Tsé là!!? L’affaire dans le chocolat…?

Moi– Oh my dear god… du caramel?!

L’Enfant– Oui! C’est dégueux du camaramel!

Moi– Ben, moi j’aime ça. Ok, bonne nuit.

L’Enfant– Papa, y’aime-tu du camaramel?

Moi– Je sais pu là. Fais dodo

L’Enfant– Demande à papa, maman.

Moi– Non.

L’Enfant– Papa! PA-PA!!!!!

Moi– NON! TU-NE-PAR-LES-PLUS-À-PER-SONNE! TU DORS!

L’Enfant– T’es méchante. J’ai vraiment envie de manger du beurre de peanut.

Moi– De un, si tu penses que j’suis méchante là, t’as rien vu. Pis de deux, tu sais même pas à quel point tu mangeras pas de beurre de peanut en ce moment. Bonne nuit, mon amour.

L’Enfant– Bonne nuit mais t’es méchante pis j’ai de la peine.

…ça fait du bien, tsé. Surtout que j’suis méchante pis toute.

Faque vive les chars pis vive les transferts directs. Merci la vie.

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Parce que le lundi c’est swell. #17

ptite langue

À part me faire traiter de “cormichon“, c’est un matin assez smooth. Reste qu’ya des affaires que L’Enfant fait bien de gaspiller sur sa mère plutôt que sur ses futures douces moitiés. Comme ça:

Moi– Je t’aime fort, Boubou.

L’Enfant– Moi aussi, je t’aime fort. Tantôt, c’est parce que je dormais que je t’aimais pas.

Moi– Ok. Faque tu m’aimes pas quand tu dors?

L’Enfant– Ben non!

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Futures douces moitiés, en chœur:

bad

Soyez ben à l’aise (petit moment d’honnêteté) #4

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Un enfant, ça dit des choses. Contrairement aux croyances populaires, c’est pas toujours la vérité. Mais c’est toujours en public. Pis fort. Ben ben fort.

À la caisse, chez IKEA. L’Enfant mange un autre chocolat.

Moi– Lâche le sucre un peu parce que tu sais ce qu’y va t’arriver, hein…

L’Enfant– J’vas avoir le diabète comme papa.

Moi– Papa a pas le diabète.

L’Enfant– Ben c’est quoi là, la maladie à papa, tsé là?

Moi– L’autre fois papa a eu la diarrhée…

L’Enfant– MOI-AUSSI-JE-VEUX-LA-DIARRHÉE-BON!

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MW