Chronique gratitude #4 (parce que j’ai des sentiments… pour VOUS.)

merci mars 2015

Ce matin, je partage avec vous des vrais feelings. Je vous dois, mes chatons, ma plus sincère reconnaissance.

Hier, à la résidence pour personnes âgées où habite ma grand-mère, y nous est arrivé quelque chose de fabuleux. Outre le fait que nous avons célébré la 75ème fois que l’Enfant se fait traiter de “belle poulette”, nous nous sommes fait reconnaître! Pis c’est même pas une joke sur l’Alzheimer ou rien de même!

“Est-ce que c’est toi qui écrit Les Enfants à Barbe?” me demande la ÜBER SYMPATHIQUE réceptionniste à l’entrée. “OUIiiiiiiiiiiiiiiiiiIIIIIIIII!!!” réponds-je, un peu trop enthousiaste. S’en est évidemment suivi une pluie de compliments because of course… Ok, j’exagère. Mais j’ai été émue, sérieux. Quasiment offert un autographe, genre. Mais j’me suis calmé la Juju.

Bref, je vous aime! Geneviève Beauchamp, chère lectrice, cette ÜBER SYMPATHIQUE réceptionniste est ton amie et c’est toi qui l’a introduite au blog. Merci. Merci à tout le monde qui prend la peine de lire et de s’intéresser à mes histoires mille fois moins intéressantes que 99.7% des mongoleries disponibles sur les internets. Genre avez-vous vu ÇA, à matin? JESUS LORD!

Encore une fois, merci! Vous êtes kickass. Que Norman Reedus soit avec vous. xox

Chronique gratitude #2 (quand Coldplay fait la job pour moi)

dodo char

Quand l’Enfant s’endort dans le char. Attention: pas à n’importe quelle heure là. No-non. Pas en plein de milieu de la journée juste pour fucker tout le reste. J’parle de quand l’Enfant tombe dans un coma profond, le soir, et qu’un transfert vers son lit POUR LA NUIT COMPLÈTE devient possible. PRAISE THE LORD!

J’me retourne à peu près 26 fois, risquant nos vies, pour m’assurer qu’y dort vraiment, que j’hallucine pas. Y fait noir pis le rétroviseur peut jouer des tours. Ses yeux sont tu encore ouverts? J’lui demande tu si y’est réveillé? NON. Faut pas que je lui parle. Faut que j’trouve une toune qui risque pas de l’accrocher… This Year’s Love, David Gray, ça fait la job ça. Si le transfert est un succès, j’aurai pas à lire Monsieur Avare pour la 8 ième fois, cette semaine. C’est une autre nuit sans brossage de dents qui s’ajoute à la collection mais une carie vs ma santé mentale… Faut faire des compromis, mes amis.

Un transfert direct, ça veut aussi dire que je skip l’interminable causerie nocture… que J’ADORE. Don’t get me wrong. Mais des fois, éviter ce qui ressemble à ceci:

Moi– Bonne nuit, mon amour.

L’Enfant– Tu sais maman, j’aime beaucoup le beurre de peanut.

Moi– Cool.

L’Enfant– Mais tu sais, j’aime pas l’autre affaire…

Moi– Ok, cool. Pas grave.

L’Enfant– C’est quoi l’autre affaire que j’aime pas?

Moi– Je sais pas de quoi tu parles. Bonne nuit.

L’Enfant– OUI TU SAIS!!! Tsé là!!? L’affaire dans le chocolat…?

Moi– Oh my dear god… du caramel?!

L’Enfant– Oui! C’est dégueux du camaramel!

Moi– Ben, moi j’aime ça. Ok, bonne nuit.

L’Enfant– Papa, y’aime-tu du camaramel?

Moi– Je sais pu là. Fais dodo

L’Enfant– Demande à papa, maman.

Moi– Non.

L’Enfant– Papa! PA-PA!!!!!

Moi– NON! TU-NE-PAR-LES-PLUS-À-PER-SONNE! TU DORS!

L’Enfant– T’es méchante. J’ai vraiment envie de manger du beurre de peanut.

Moi– De un, si tu penses que j’suis méchante là, t’as rien vu. Pis de deux, tu sais même pas à quel point tu mangeras pas de beurre de peanut en ce moment. Bonne nuit, mon amour.

L’Enfant– Bonne nuit mais t’es méchante pis j’ai de la peine.

…ça fait du bien, tsé. Surtout que j’suis méchante pis toute.

Faque vive les chars pis vive les transferts directs. Merci la vie.

Chronique gratitude #1 (J’peux tu juste?!)

shake

Faire preuve de reconnaissance c’est in faque. Pis quand on est parent, c’est les p’tites choses, tsé. Les p’tites choses qui font toute la différence.

Comme par exemple, les rares RARES RARES RARES fois, où l’Enfant est trop absorbé par quelque chose pour me poser ses habituelles 34 000 questions à la seconde. Chez nous, quand je bouge d’un millimètre, je dois m’expliquer. Si je tousse, je dois m’expliquer. Si j’ai soif, je dois m’expliquer. Si je fucking respire, je dois m’expliquer. Pis don’t get me wrong, j’adore ça jaser avec mon mini et lui partager ma vision déconcertante de la vie. C’est ma priorité. Mais des fois… DES FOIS. J’PEUX TU JUSTE?!

Alors, je suis reconnaissante pour tout à l’heure, quand en essayant de ranger un jouet qui a tout bonnement décidé de se décâlisser au même moment, j’ai causé un énorme vacarme qui m’aurait normalement valu l’interrogatoire le plus dur du siècle. True Detective style. Mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui, j’ai eu le droit de donner une réponse vague! J’ADORE ÊTRE VAGUE! L’Enfant m’a bien sûr demandé ce qu’il venait d’entendre. I mean… J’ai réussi à bégayer un genre de “Euh… rien là, c’était juste les affaires de ton affaire…” et j’ai attendu nerveusement qu’il fasse preuve d’insatisfaction. Non. Il m’a répondu “ok”.

God bless the child. Merci à la vie de m’offrir la douce liberté d’être vague, des fois.