Je le sais que c’est pas juste moi. #5

juju langue avril 2015

Tsé là, quand tu trouves que tu fais borderline trop dur même pour aller porter les vidanges mais que t’as un sac juteux qui pue le brocoli qui t’oblige à franchir la porte pis que tu te dis “Boff, j’vas faire ça ben ben vite”, faque tu rentres à moitié dans tes souliers pis tu y vas, avec ta belle démarche de scoliosé (tout pour pas attirer l’attention) pis que là, dans ta hâte, tu garroches tes poubelles dans le recyclage PIS TU T’EN RENDS COMPTE sauf que pendant 0.3 secondes tu te dis “Fuck it!” mais TU SUITE TU SUITE après tu culpabilises en pensant “Ô la pauvre planète pis Ô les pauvres recycleurs pis whatever” faque tu rouvres l’immense boîte bleue mais tu te rends pas au sac faque faut que tu la kick par terre en créant le plus gros fracas de la vie et le moins de subtilité que l’humanité ait connu? Ben ça vient de m’arriver.

Pis vous?

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Justification insignifiante.

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J’suis là! Ma personnalité narcissique me pousse à vous rassurer que tout va être ok, que mon absence n’était que temporaire, que je sais que ça pas été facile pour vous mais que la Robichienne est là, là. Mon autre personnalité schizoïde me rappelle que vous vous en sacrez probablement, que TOUT sur le web est plus intéressant que moi (genre: ÇA) et que vous avez déjà oublié que j’avais peut-être déjà écrit quelque chose de semi-cute un moment donné. And I’m cool with that. J’vous niaise pas quand je vous dis que j’évolue.

Anyways, c’est pas que j’avais rien à raconter (j’avais rien à raconter) mais avec l’informatisation de ma grand-mère, le vidéo pour les 60 ans de ma belle-mère (j’me suis littéralement prise pour Wes Anderson pendant au moins 3 jours), la nouvelle obsession avec Mario Bros de mon fils (ça a l’air de rien mais ça occupe), mon combat contre le chocolat qui me fixe du haut de son comptoir de cuisine (chocolat de SpongeBob, Y’A DES YEUX), ma culpabilité envers mon blog est devenue paralysante. Un cercle vicieux, my life is.

Mais me revoilà. Pendant mon absence, j’ai eu le bonheur de me faire insulter une couple de fois (en grosse partie par L’Enfant qui s’est écrié avec dédain que mes cheveux gris arrivaient, “Le gris s’en vient, maman!!!” et que j’étais grosse, en plein magasin, parce que j’ai accroché du linge sur un rack. How cute.) J’ai commis des “parenting fail” grandioses comme de célébrer la première visite chez le dentiste et les premières caries de Merk-Merk avec de la barbe à papa. J’ai eu le temps aussi de continuer à penser qu’il faudrait que je me déniaise et que je commence enfin à travailler sur un projet que j’ai en tête depuis trop longtemps. Faque j’y pense, j’y pense. C’est vous-autres qui m’inspirez, en passant. Chut! Just take it.

Bref, j’suis là pis je sais très bien que j’avais pas besoin d’annoncer ça à l’aide d’un texte parfaitement inutile mais j’suis de même. Pis on s’aime, hein? 🙂